La nuit tout est plus simple.
Dans les rues de la ville, on croise des ombres dont les contours sont adoucis par le doux velouté de la nuit.
Les sens sont plus aiguisés. La vision étant moins stimulée, nous utilisons beaucoup plus l'odorat, l'ouïe, le toucher et même notre intuition.
La nuit tous les chats sont gris dit le proverbe. La nuit apporte une certaine universalité qui est si propre à l'homme et pourtant si difficile à accepter. Le filtre sombre et profond de la nuit embelli les gens, les rues, les immeubles. Ce qui est laid devient beau et ce qui est beau est sublimé par la nuit.
La nuit, l'homme retrouve son appartenance à l'univers. Il se sent profondément relié à l'univers et à ce moment là il sait que son rang de petite particule est essentiel pour l'équilibre de la nature.
La nuit on respire plus fort, on ressent plus fort, on vit plus fort, on aime plus fort. On se sent capable de tout. Minuit n'est plus le milieu de la nuit mais c'est plutôt le début de la nuit.
La nuit le temps s'arrête. Ou plutôt il se rallonge. La minute fait-elle toujours 60 secondes ? Le temps de nuit se cale au rythme des battements du coeur, des clignotement de paupières, des ondulations des cheveux.
La nuit, l'air est différent. Le vent nocturne ou l'air de la nuit a quelque chose de cosmique.
Essayez d'ouvrir la fenêtre de votre salon en grand, fermez les yeux et respirez... vous aller respirer un peu d'univers, un peu de cosmos... c'est une énergie à la fois froide et profonde, mais qui régénère de la fatigue de la journée.
La nuit est à la fois réconfortante, inquiétante et conciliante. Peu de choses sont tout cela à la fois. On y trouve un peu d'espoir : "la nuit porte conseil", on y voit les objets de toutes nos peurs : les cauchemars, les monstres imaginaires, les bruits bizarres, les inconnus... et la nuit tout se pardonne... c'est comme ça.
La nuit tout va pour le mieux dans les meilleurs des mondes.
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